Laissez tomber ce livre bullshit de développement personnel que vous tenez entre vos mains et découvrez le top 5 des livres classiques qui vont changer votre vie !
Victoria détestait lire. Elle a longtemps eu cette aversion pour la littérature, savamment instillée par l’école. Qui n’a jamais été rebuté par les textes au programme de français, notamment au collège, rabâchés de manière académique et qui décourageraient n’importe quel bibliophile averti?
Quinze ans plus tard, Victoria lit désormais un livre par semaine. La lecture est devenue un véritable plaisir individuel et délicat qu’elle savoure pour rendre son “cerveau meilleur” comme elle dit.

Ne cherchez pas de références sur les pontes modernes du développement personnel. Victoria se nourrit des classiques, des anciens, de ceux qui ont résisté à l’épreuve du temps et qui avaient déjà tout compris bien avant nous.
Un bon classique vaut parfois bien mieux que le dernier livre de développement personnel à la mode. On nous déversent à la pelle des « bouquins xanax » qui ne sont en réalité que des fadaises dont le vide intersidéral est inversement proportionnelle aux gains financiers pour les maisons d’éditions et leurs auteurs.
Voici donc un top 5 des livres (totalement subjectif) qui pourraient bien avoir un immense impact sur votre vie!
Les frères Karamazov de Dostoïevski : Un des livres de développement personnel pour rendre son “cerveau meilleur”
Un de ses coups de foudre littéraire se nomme les Frères Karamazov. C’est le dernier roman de l’écrivain Russe Fiodor Dostoïevski, publié en 1880.
Elle explique :
« J’avais la sensation de mon esprit qui s’aiguisait au fur et à mesure que je lisais ce livre. Je me suis dit: Si un jour je me sens intellectuellement faible, je dois relire ce livre, il rend mon cerveau meilleur et plus rapide de manière remarquable. Je ne savais pas pourquoi. Il était difficile à lire. Je le lisais lentement et avec beaucoup d’attention – c’est d’ailleurs peut-être pour cela que je me sentais grandir mentalement. J’ai lu depuis beaucoup d’autres livres, mais aucun, y compris les autres de Dostoïevski, ne m’ont autant donné l’impression de devenir plus intelligente en les lisant.«
On est sans cesse émerveillé, au fil des lectures, qu’un auteur puisse éclairer nos lanternes de la sorte. En lisant certaines phrases on se dit : c’est exactement ce que je ressens, que j’essayais de formuler depuis longtemps ! »
Voilà la véritable magie des livres, vous n’êtes plus seuls! Vous comprenez beaucoup plus de choses. Vous apprenez des choses que vous pourrez mettre en perspective avec d’autres, vous vous sentirez plus puissants et armés face au monde.
Dostoïevski nous fait découvrir la société russe de l’époque : les débats idéologiques houleux entre jeunes révolutionnaires, théoriciens de l’anarchisme, du socialisme, du nihilisme.
L’odieux Féodor Karamazov est assassiné. Ses trois fils : Dimitri, le débauché, Ivan, le savant, Aliocha, l’ange, sont tous suspects. Tous ont pu le tuer, tous ont au moins une fois désiré sa mort. Mais qui est le vrai coupable ?
Ne soyez surtout pas découragés par la prétendue rudesse de ce livre!
La clef : lire à votre rythme et avec une certaine concentration, vous ne le regretterez pas car c’est un texte formidable de modernité qui fait écho à beaucoup de problématiques et de questionnements auxquels nous faisons tous face.
Jugez-en par cet extrait, intemporel :
-De quel isolement parlez-vous ?
Les Frères Karamazov, Dostoïevski, 1879
-De l’isolement dans lequel vivent les hommes, en notre siècle tout particulièrement, et qui se manifeste dans tous les domaines. Ce règne-là n’a pas encore pris fin et il n’a même pas atteint son apogée. A l’heure actuelle, chacun s’efforce de goûter la plénitude de la vie en s’éloignant de ses semblables et en recherchant son bonheur individuel. Mais ces efforts, loin d’aboutir à une plénitude de vie, ne mènent qu’à l’anéantissement total de l’âme, à une sorte de suicide moral par un isolement étouffant. A notre époque, la société s’est décomposée en individus, qui vivent chacun dans leur tanière comme des bêtes, se fuient les uns les autres et ne songent qu’à se cacher mutuellement leurs richesses. Ils en viennent ainsi à se détester et à se rendre détestables eux-mêmes. L’homme amasse des biens dans la solitude et se réjouit de la puissance des biens qu’il croit acquérir, se disant que ses jours sont désormais assurés. Il ne voit pas, l’insensé, que plus il en amasse et plus il s’enlise dans une impuissance mortelle. Il s’habitue en effet à ne compter que sur lui-même, ne croit plus à l’entraide, oublie, dans sa solitude, les vraies lois de l’humanité, et en vient finalement à trembler chaque jour pour son argent, dont la perte le priverait de tout. Les hommes ont tout à fait perdu de vue, de nos jours, que la vraie sécurité de la vie ne s’obtient pas dans la solitude, mais dans l’union des efforts et dans la coordination des actions individuelles.
Les Nourritures Terrestres d’André Gide : Un des livres ultimes de développement personnel !
Je ferai un article consacré à ce chef d’œuvre de 1897 qui devrait être sur toutes les tables de chevet. Il nous ouvre les yeux sur le privilège d’exister et nous inviter à apprécier le moment présent. Un des livres ultimes de développement personnel!
C’est un hymne à la joie, à l’existence, une invitation à sortir des sentiers battus. Découvrir ce qu’il y a de plus beau dans ce qui nous entoure. C’est également une exhortation à se trouver soi-même.
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C’est par peur d’une perte d’amour que parfois j’ai pu sympathiser avec des tristesses, des ennuis, des douleurs que sinon, je n’aurais qu’à peine endurés.
Connais-toi toi-même. Maxime aussi pernicieuse que laide. Quiconque s’observe arrête son développement. La chenille qui chercherait à « bien se connaître » ne deviendrait jamais papillon.
Ce que j’ai connu de plus beau sur la terre, Ah ! Nathanaël ! C’est ma faim. Elle a toujours été fidèle a tout ce qui toujours l’attendait. Est-ce de vin que se grise le rossignol ? L’aigle de lait ? ou non point de genièvre les grives ? L’aigle se grise de son vol. Le rossignol s’enivre des nuits d’été. La plaine tremble de chaleur. Nathanaël, que toute émotion sache te devenir une ivresse ; Si ce que tu manges ne te grise pas, c’est que tu n’avais pas assez faim.
La mélancolie n’est que de la ferveur retombée.
1984 de Georges Orwell pour se méfier des politiciens, des discours simplistes et comprendre que l’ignorance mène à la servitude.
Incontournable, intemporel, ce classique de Georges Orwell est publié en 1949. Je le classe dans le top 5 des livres de développement personnel! Vous allez comprendre pourquoi.
Big Brother, la Novlangue, vous en avez sûrement déjà entendu parler ?
1984 décrit un régime totalitaire effrayant, une société où le langage est contrôlé, où les libertés n’existent plus. Tout est manipulé et la population gobe tout comme des oies au gavage. Les mensonges répétés inlassablement deviennent Vérité Historique.
Lire 1984, c’est se rappeler que la liberté d’expression n’a pas de prix, que la démocratie est une chance et que les valeurs d’humanisme sont notre ADN.
LA GUERRE C’EST LA PAIX LA LIBERTE C’EST L’ESCLAVAGE L’IGNORANCE C’EST LA FORCE
La dictature s’épanouit sur le terreau de l’ignorance.
La conscience d’être en guerre, et donc en danger, permet de faire passer pour naturelle la concentration des pouvoirs sur une toute petite caste, présentée comme la condition sine qua non de survie.
Les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu’elles sont opprimées. Aussi longtemps qu’elles n’ont pas d’élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu’elles sont opprimées.
Si le Parti peut manipuler le passé et décider que tel ou tel événement n’a pas eu lieu, cette idée est assurément bien plus terrifiante encore que celle de la torture ou de la mort à venir.
L’insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera pour comprendre l’insignifiance de sa petite personne et ravaler un peu son égo.
Publié en 1984, ce livre nous explique que la vie est unique, nous n’avons pas le droit à un brouillon. Printemps de Prague. Une histoire sur l’amour physique et l’amour de l’âme. Une méditation sur la liberté individuelle et sur les forces contraires qui secouent nos existences.
Beaucoup de digressions mais il faut comprendre que cette prise de recul a pour ambition d’inviter à la réflexion sur le sens unique de la vie. Kundera nous apprend toute la sagesse de l’incertitude. Un des livres importants de développement personnel!
Une lectrice me disait que ce livre lui était tombé dans les mains au moment où elle en avait le plus besoin. Ce fut comme une thérapie, qui l’a aidé a mettre des mots sur ce qu’elle ressentait et comprendre ce que pouvait être parfois l’amour.
Thomas se disait : coucher avec une femme et dormir avec elle, voilà deux passions non seulement différentes mais presque contradictoires. L’amour ne se manifeste pas par le désir de faire l’amour (ce désir s’applique à une innombrable multitude de femmes) mais par le désir du sommeil partagé (ce désir-là ne concerne qu’une seule femme).
Notre vie quotidienne est bombardée de hasards, plus exactement de rencontres fortuites entre les gens et les évènements, ce qu’on appelle des coïncidences.
Nous avons tous besoin que quelqu’un nous regarde.
Vivre dans la vérité, ne mentir ni à soi-même ni aux autres, ce n’est possible qu’à la condition de vivre sans public. Dès lors qu’il y a un témoin à nos actes, nous nous adaptons bon gré mal gré aux yeux qui nous observent, et plus rien de ce que nous faisons n’est vrai.
Le rêve est la preuve qu’imaginer, rêver ce qui n’a pas été, est l’un des plus profonds besoins de l’homme.
De la démocratie en Amérique d’Alexis Tocqueville pour comprendre qu’il n’y a pas de régime politique parfait.
Encore un classique à classer parmi ses livres de développement personnel dans sa bibliothèque!
Dès 1850, Tocqueville, homme de lettres et politique français, a compris que la démocratie allait déferler sur l’Europe. Suite à un voyage en Amérique, il nous explique comment elle s’est établie là-bas, ce qu’elle a apporté, notamment des libertés nouvelles aux hommes.
Il montre également les faiblesses de ce système démocratique.
Parce que son analyse et sa vision restent toujours d’actualité 150 ans après, ce livre mérite absolument d’être lu.
Il n’y a, en général, que les conceptions simples qui s’emparent de l’esprit du peuple. Une idée fausse, mais claire et précise, aura toujours plus de puissance dans le monde qu’une idée vraie, mais complexe.
A l’approche de l’élection, le chef du pouvoir exécutif ne songe qu’à la lutte qui se prépare ; il n’a plus d’avenir ; il ne peut rien entreprendre et ne poursuit qu’avec mollesse ce qu’un autre peut-être va achever.
Le passé n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres.
L’espèce d’oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l’a précédée dans le monde .